Affaire des «fadettes» : aucune sanction disciplinaire réclamée contre le vice-procureur du PNF

© Ludovic MARIN / AFP

Aucune sanction disciplinaire n'a été réclamée mercredi contre le vice-procureur du parquet national financier (PNF) Patrice Amar, un des magistrats visés par des poursuites disciplinaires à la suite des enquêtes administratives demandées par le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti. Le directeur des services judiciaires (DSJ), Paul Huber, a demandé, au nom de la Première ministre, à la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de dire que Patrice Amar avait commis des "fautes" mais "qu'il n'y a pas lieu de prononcer une sanction". Le CSM mettra sa décision en délibéré après les plaidoiries de la défense.

"Une vengeance politique"

Les soutiens de Patrice Amar, magistrat de 56 ans rompu aux dossiers sensibles, ont dénoncé au cours de son audience disciplinaire "une vengeance politique" du ministre de la Justice, destinée à "déstabiliser le PNF".  Peu après son entrée au gouvernement en juillet 2020, le garde des Sceaux avait ordonné des poursuites administratives contre trois magistrats du parquet anticorruption, dont Patrice Amar et son ancienne cheffe Eliane Houlette, pour une enquête controversée menée en marge d'un dossier impliquant Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog.

Les investigations du PNF visaient à débusquer une éventuelle taupe ayant pu informer l'ex-chef de l'Etat que son téléphone était sur écoute dans ce dossier surnommé "Bismuth" et avaient conduit à éplucher les relevés téléphoniques (les "fadettes") de ténors du barreau, ...


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