Affaire Estelle Mouzin : dans la tête de Monique Olivier, l'ex-épouse de Michel Fourniret

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Cette semaine, elle a quitté l'humidité de sa cellule de la prison de Rennes (Ille-et-Vilaine) pour celle d'un sous-bois des Ardennes. Ses longs cheveux blancs tirés en arrière, Monique Olivier a guidé les enquêteurs au milieu des arbres coupés. Ici, le 11 janvier 2003, elle a ­accompagné son mari, Michel Fourniret, venu enterrer Estelle Mouzin, 9 ans, enlevée deux jours plus tôt à plus de 200 kilomètres de là. Mais les indications de cette femme de 72 ans, condamnée à la perpétuité en 2008, n'ont pas permis de retrouver le corps de la fillette.

"Elle fermait les yeux et réfléchissait, décrit son avocat, Richard Delgenes. Monique Olivier a été très coopérative." Une attitude qu'elle a gardée depuis 2004 et sa première dénonciation des crimes perpétrés par celui qui était alors son mari, laquelle avait ouvert la voie au procès de Charleville-­Mézières en 2008.

Experts français et belges en désaccord

Mais, lors de l'audience, les ­expertises divergent en France et en Belgique, les deux territoires où le couple Fourniret-Olivier a commis ses meurtres. Les trois spécialistes belges décrivent une "personnalité dépendante" qui "ne se nourrit que dans le lien à l'autre", rappelle aujourd'hui le psychologue Gauthier Pirson. Dans son rapport, son collègue psychiatre Xavier Bongaerts abonde : en raison d'une "faible estime de soi", Monique Olivier se fond dans la personnalité d'un mentor. Il dépeint une femme "soumise" à Fourniret. "Si elle avait croisé sur sa route quelqu'un de bienve...


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