Affaire Estelle Mouzin : "L'objectif de Michel Fourniret, c'est d'avoir la main, de dominer", prévient Jean-Marc Bloch, ancien patron du SRPJ de Versailles

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C'est une affaire impossible à oublier pour cet ancien grand flic. Jean-Marc Bloch, ancien commissaire divisionnaire du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles (Yvelines), a dirigé les premiers mois de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin. Pour retrouver la fillette, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), il ira même jusqu'à prendre des mesures inédites en la matière, comme la perquisition des 350 maisons de la commune. En vain. Alors que Michel Fourniret a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur cette disparition, mercredi 27 novembre, Jean-Marc Bloch apporte son éclairage sur la personnalité de "l'Ogre des Ardennes" et sur la vraisemblance des propos de son ex-femme Monique Olivier, qui le relie à la disparition de l'enfant.

Franceinfo : Lorsque Michel Fourniret est arrêté pour la première fois en juin 2003, les enquêteurs du SRPJ de Versailles le relient-ils à l'affaire Mouzin ?

Jean-Marc Bloch : Bien évidemment, lorsque la police judiciaire de Versailles apprend l'arrestation de Michel Fourniret, elle s'y intéresse tout de suite, va le rencontrer et l'entendre. C'est un commandant de police qui y va et qui conclut, à ce moment-là, qu'il n'est pas lié à la disparition. Michel Fourniret évoque un coup de téléphone, passé depuis son domicile à son fils pour lui souhaiter son anniversaire. Les analyses techniques sur la téléphonie du suspect confirment cet élément. (...)

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