Affaire d'espionnage italo-russe : "Les personnalités proches de la Russie vont payer les pots cassés"

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Les forces de l’ordre italiennes ont arrêté un officier de la marine italienne qui passait des documents classifiés à deux militaires russes. Cette affaire d’espionnage, la plus importante depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, remet en question la sécurité de l’Italie mais aussi de l’Otan et de l’Union européenne, actuellement engagées dans des opérations importantes et de longue durée.

Ce mardi 30 mars à Rome, le capitaine de frégate italien Walter Biot a été arrêté par les carabiniers italiens alors qu’il remettait des documents " classifiés " à un officier russe en poste à l’ambassade de Russie à Rome en échange de 5 000€. L’opération a été supervisée par le contre-espionnage italien et l’état-major de la défense. Ces documents confidentiels concernent des opérations menées à l’étranger par l’Otan, l’Italie et l’Union européenne. Interrogé jeudi matin par le magistrat en charge du dossier, le capitaine Walter Biot a déclaré qu’il ne pouvait plus faire face aux dépenses familiales. L’officier russe et son supérieur ont été immédiatement expulsés d’Italie. Le capitaine Walter Biot risque pour sa part une peine de vingt ans de prison. L'incident, qui intervient dans un contexte tendu après plusieurs autres cas d’espionnage organisés par la Russie, pourrait compromettre les relations entre Rome et Moscou. Elle est aussi la plus importante affaire italienne depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Décryptage avec Andrea Mergelletti, président de Cesi, un...

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