Affaire Boulin : un nouveau rapport ne conclut pas de "manière formelle" à la mort par noyade

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Cette nouvelle expertise, dont les conclusions ont été communiquées par la famille de l'ex-ministre retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet en 1979, démontre également que Robert Boulin "a été victime de violences volontaires ayant provoqué une fracture du nez récente et concomitante au décès".

Un nouveau collège d'experts mandaté pour déterminer les causes de la mort de Robert Boulin juge les constations initiales insuffisantes pour conclure "de manière formelle" à une mort par noyade, a-t-on appris dimanche auprès de la famille de l'ex-ministre retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet en 1979. Ces conclusions, révélées par Le Parisien-Aujourd'hui en France, constituent "un tournant majeur dans le combat pour la recherche de la vérité", estiment Fabienne Boulin et son avocate Marie Dosé dans un communiqué transmis à l'AFP.

La fille de l'ancien ministre du Travail de Valéry Giscard d'Estaing "prend acte qu'il est enfin établi judiciairement que les anciens magistrats saisis de ce dossier qui ont conclu au suicide de son père par noyade ont motivé leur ordonnance de non-lieu sur des conclusions d'expertise erronées", peut-on lire. "Elle prend également acte qu’aucun élément tangible ne peut désormais être avancé pour assurer que Robert Boulin se serait suicidé par noyade", ajoutent les deux femmes. Cette nouvelle expertise démontre également que Robert Boulin "a été victime de violences volontaires ayant provoqué une fracture du nez récente et concomitante au décès".

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Existence désormais incontestable d'une fracture

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Le 30 octobre 1979, l'ancien ministre était retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet (Yvelines), à l'âge de 59 ans. Sa mort avait initialement été classée comme un suicide par noyade, après ingestion de barbituriques. Doutant de cette version, sa famille a porté plainte en 1983: l'enquête, ouverte pour meurtre, s'est soldée par un non-lieu en 1991. Sa fille a demandé, en 2002 et 2010, la réouverture du dossier, sans succès(...)


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