Affaire Benalla : l’ex-chargé de mission de l’Elysée confronté à ses mensonges par la juge

PROCES - Au deuxième jour de son procès, Alexandre Benalla a été mis en difficulté par la juge qui l’interrogeait sur la disparition troublante de son téléphone portable avant son placement en garde à vue.

Au tribunal judiciaire de Paris,

« C’est un peu comme si vous creusiez le trou pour vous mettre dedans. » Les questions de la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, ont mis en difficulté Alexandre Benalla ce mardi. Jugé notamment pour avoir violenté des manifestants le 1er mai 2018, l’ex-chargé de mission de l’Elysée, pourtant très sûr de lui depuis le début de son procès, s’est « vexé » lorsque la magistrate a sous-entendu qu’il mentait concernant certains éléments du dossier. Et tout particulièrement concernant la disparition du téléphone portable qu’il a utilisé pour prévenir le chef de l’Etat qu’une vidéo de lui circulait sur Internet.

Le prévenu avait en effet expliqué aux enquêteurs qu’il avait perdu l’appareil. « Je l’ai retrouvé en sortant de garde à vue. Ce n’est pas une question de mentir », assure aujourd’hui Benalla, costume sombre et cravate claire. « Chacun à sa conception du mensonge », rétorque la présidente qui le pousse dans ses retranchements. Et cette dernière, peu « convaincue » par ses explications, d’ajouter : « Ici on peut mentir, mais quand ça coince, ça coince. »

« Il apporte quoi ce téléphone ? »

Pour elle, il est logiqu(...)

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