Affaire Balkany: le gouvernement n'a pas déclenché le processus de révocation

Paul Guyonnet / avec AFP
Sibeth N'Diaye a annoncé ce mercredi que le conseil des ministres n'avait pas déclenché de processus de révocation contre Patrick Balkany. 

POLITIQUE - Le gouvernement n’a donc pas prévu de révoquer Patrick et Isabelle Balkany. Voici ce qu’a expliqué sa porte-parole, Sibeth N’Diaye, à la sortie du conseil des ministres de ce mercredi 18 septembre, déclarant que le processus n’avait pas été enclenché. 

Comme le prévoit la loi, c’est effectivement un arrêté ministériel motivé et pris en conseil des ministres qui, seul, permet de révoquer un élu. Or, après la condamnation pour fraude fiscale du couple Balkany, respectivement maire et première adjointe de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, cette éventualité avait été évoquée.

En effet, leurs déboires judiciaires peuvent être considérés comme tombant sous le coup de la “perte de l’autorité morale” de l’édile, l’une des causes servant historiquement à justifier la révocation d’un maire. Mais cette vieille demande de l’association Anticor, qui lutte contre la corruption des élus, ne sera donc pas entendue, a expliqué Sibeth N’Diaye “Je ne peux que déplorer le spectacle qui est donné aujourd’hui”, a toutefois regretté la porte-parole du gouvernement ce mercredi. 

Un devoir “supplémentaire” d’exemplarité

“La carrière du couple Balkany, les accusations dont ils ont fait l’objet sont choquantes pour des élus qui, à travers la représentation qu’ils font de la République au niveau de leur mairie” et parfois “au sein la représentation nationale leur donne en quelque sorte un devoir supplémentaire d’exemplarité”, a estimé Sibeth Ndiaye.

“Je crois qu’on peut se satisfaire de ce que la justice de notre pays a su, avec le temps qu’il a fallu, apporter la preuve et une condamnation des malversations qui avaient été commises par ces personnalités”, s’est félicitée la porte-parole du gouvernement.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s’était étonnée dimanche dernier de la situation à Levallois où Isabelle Balkany, condamnée à trois ans ferme et dix ans inéligibilité mais sans mandat de dépôt, a succédé à son mari en tant que première adjointe conformément aux...

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