Affaire des assistants parlementaires: Marine Le Pen convoquée par les juges en vue d'une possible mise en examen

Claire Digiacomi
Marine Le Pen le 17 janvier au Parlement européen.

JUSTICE - Marine Le Pen a été convoquée par les juges d'instruction, en vue d'une possible mise en examen, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires du FN au Parlement européen, mais elle a fait savoir qu'elle ne s'y rendrait pas, a appris l'AFP vendredi 3 mars de sources proches du dossier.

Marine Le Pen est convoquée le 10 mars en vue d'une mise en examen pour abus de confiance, a précisé l'une des sources, ce qu'a aussi confirmé son avocat Rodolphe Bosselut. Si l'audition avait lieu, la présidente du parti d'extrême droite pourrait ressortir mise en examen, ou sous le statut plus favorable de témoin assisté.

Marine Le Pen dénonce, entre autres, une instrumentalisation de l'affaire

Son avocat a également confirmé que la candidate du Front national à la présidentielle avait envoyé un courrier aux juges, affirmant qu'elle ne répondrait pas à cette convocation avant la fin de la campagne. Marine Le Pen dénonce dans ce courrier des violations du secret de l'enquête, une instrumentalisation de l'affaire et estime que les conditions de "légalité", de "sérénité" et de "confiance" ne sont pas réunies pour qu'elle soit entendue, a expliqué une source proche du dossier.

Les juges d'instruction, saisis depuis décembre après une enquête du parquet de Paris, cherchent à déterminer si le Front national a mis en place un système pour que le Parlement européen prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du parti en France.

En mars 2015, le président du Parlement européen de l'époque, le socialiste allemand Martin Schulz, avait saisi le gendarme antifraude de l'Union européenne (Olaf) et le parquet de Paris, après les élections européennes remportées en France par le FN, qui avait envoyé 24 des siens à Strasbourg. En cause: la présence de 20 assistants parlementaires sur des postes figurant dans l'organigramme du parti en France, ce qui laissait supposer qu'ils étaient affectés à...

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