Affaire Adrien Quatennens: Clémentine Autain appelle à "prendre en compte" la parole de son épouse

La députée LFI Clémentine Autain le 4 octobre 2022 à l'Assemblée nationale à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
La députée LFI Clémentine Autain le 4 octobre 2022 à l'Assemblée nationale à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Elle est la première de La France insoumise à réagir. Après les accusations de Céline Quatennens, qui affirme avoir été victime des "colères" et des "crises" de son mari depuis "plusieurs années", Clémentine Autain s'exprime ce mercredi dans les colonnes du Figaro.

"Je souhaite que notre groupe, d'une manière ou d'une autre, puisse entendre Céline Quatennens si elle l'accepte", avance la députée LFI auprès du quotidien.

Un "décalage" entre la justice et les accusations

L'épouse d'Adrien Quatennens - en retrait depuis mi-septembre après avoir reconnu l'avoir giflée - a évoqué, via un communiqué de presse, des faits bien plus lourds. "Cela fait plusieurs années que je subis ses colères, ses crises, des violences physiques et morales", a-t-elle assuré. "Au cours de ces dernières années, j'ai voulu le divorce à trois reprises, à chaque fois sous la pression je suis revenue en arrière."

Adrien Quatennens est convoqué le 13 décembre prochain devant le tribunal judiciaire de Lille pour comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Cette procédure allégée est proposée aux auteurs de délits considérés comme mineurs lorsqu'ils reconnaissent les faits reprochés.

"Le décalage entre la qualification juridique (...) et ce communiqué de Céline Quatennens m'interpelle évidemment", avance encore Clémentine Autain.

"Justes et audibles"

De quoi pousser le groupe des insoumis à l'Assemblée nationale à revoir son jugement alors que le député du Nord devait bientôt reprendre le chemin du Palais-Bourbon? Plusieurs élus, comme le député Manuel Bompard sur BFMTV, avaient défendu l'idée d'une possible réinsertion pour son collègue qui "n'est pas condamné à perpétuité".

"Je souhaite que notre groupe, d'une manière ou d'une autre, puisse entendre Céline Quatennens si elle l'accepte", explique désormais Clémentine Autain.

"Notre décision concernant Adrien Quatennens doit prendre en compte sa parole à elle et pas seulement la sienne", ajoute-t-elle. L'élue insoumise, engagée de longue date sur la question des violences faites aux femmes, appele à être "juste et audible" dans ce dossier."

Article original publié sur BFMTV.com