Affaire Abad : le parquet de Paris n’ouvre pas d’enquête "en l’état"

La justice dit ne pas avoir d’éléments permettant d’identifier la victime des faits dénoncés par l’Observatoire des violences sexuelles en politique.

Le parquet de Paris n'ouvre pas d'enquête préliminaire « en l'état » sur les accusations de violences sexuelles visant le nouveau ministre des Solidarités Damien Abad, estimant ne pas disposer « d'éléments permettant d'identifier la victime des faits dénoncés », a-t-il indiqué mercredi 25 mai. « En l'état, le parquet de Paris ne donne pas de suite au courrier émanant de l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles » qui lui transmettait le témoignage de deux femmes accusant Damien Abad de viols, « faute d'éléments permettant d'identifier la victime des faits dénoncés et, dès lors, faute de possibilité de procéder à son audition circonstanciée », a précisé le parquet.

Avec cette décision, le parquet de Paris applique la politique pénale qu'il a mise en place depuis quelques années en matière de violences sexuelles. Une enquête est systématiquement ouverte dès qu'une victime mineure au moment des faits est évoquée - même en l'absence de plainte - afin notamment de vérifier s'il n'en existe pas d'autres. Dans le cas où les faits concernent des personnes majeures, le parquet se réserve la possibilité d'ouvrir une enquête uniquement si la ou les victimes le saisissent d'une plainte.

Le lendemain de la nomination du gouvernement d'Élisabeth Borne, Mediapart a diffusé le témoignage de deux femmes accusant... Lire la suite

VIDÉO - Alexis Corbière sur Damien Abad accusé de viols: "Manifestement le président de la République savait"

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles