Affaire Abad : Matignon fait marche arrière après avoir admis la connaissance d'une plainte

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Mediapart a révélé samedi que le nouveau ministre des Solidarités Damien Abad était visé par des accusations de viol par deux femmes. Une plainte a été classée sans suite en 2017.

Qui savait quoi concernant les accusations de viol visant Damien Abad ? Nommé ministre des Solidarités vendredi, au lendemain de sa mise en congé du parti Les Républicains (LR), le transfuge est visé par des accusations de viol portées par deux femmes, a révélé Mediapart samedi. Le journal d'investigation, qui travaillait depuis plus d'un an sur les faits, fait état d'une plainte déposée en 2012 puis 2017 par la même femme, classées sans suite, et d'un signalement adressé par une autre à l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique.

Mardi, interrogés par BFMTV, l'Élysée et Matignon ont admis avoir été au courant de la plainte classée sans suite, faisant notamment état d'un article du magazine people Closer paru en 2017. Le nom du député ne figurait toutefois pas dans cet article. L'exécutif a cependant assuré ne pas avoir été au courant de la teneur de la plainte, ni du signalement d'une deuxième femme.

Imbroglio

Cette version a finalement suscité un rétropédalage de Matignon dans la soirée. L'entourage d'Élisabeth Borne a expliqué qu'il y avait eu un malentendu et que la Première ministre n'était au courant de rien, que ce soit l'existence de la plainte, son contenu ou encore le signalement.

"La ministre n'avait pas connaissance des faits avant la nomination de M. Abad. Elle en a pris connaissance dans l'article de Mediapart samedi soir", a assuré Matignon à BFMTV. De son côté, l'Élysée n'a pas changé sa version des faits.

Dimanche, en déplacement dans le Calvados, Élisabeth Borne avait assuré qu'elle n'était "bien évidemment (...) pas au courant".

"J'ai découvert l'article de Mediapart hier, je n'ai pas plus d'éléments que le fait que l'affaire a été classée sans suite. Je peux vous assurer que s'il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision", avait-elle déclaré face à la presse.

Abad se dit innocent et refuse de démissionner

Lundi, Damien Abad a donné une conférence de presse, excluant de quitter ses fonctions. "Un homme innocent doit-il démissionner ? Je ne crois pas", a-t-il lancé.

Plus tôt dans la journée, à l'issue du premier Conseil des ministres du gouvernement, la nouvelle porte-parole Olivia Grégoire avait nié le fait que l'exécutif était au courant. "Pour ce qui est des membres du gouvernement, voire du président de la République, avaient-ils connaissance des faits qui pourraient être reprochés à Damien Abad ? À ma connaissance, aucun membre du gouvernement n'avait connaissance de ces faits", avait-elle assuré.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Affaire Abad : le gouvernement était-il au courant ?

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