Affaire des "écoutes": le PNF n'est pas "sorti des clous", selon son chef

Jean-François Bohnert, chef du parquet national financier, a déclaré que n'est "à aucun moment sorti des clous" dans l'enquête préliminaire qu'il a conduite pour tenter d'identifier la "taupe" éventuelle qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute.

Le parquet national financier n'est "à aucun moment sorti des clous" dans l'enquête préliminaire qu'il a conduite pour tenter d'identifier la "taupe" éventuelle qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute, a affirmé mardi son chef. "A aucun moment, les magistrats et les enquêteurs (...) ne sont sortis des clous", a déclaré Jean-François Bohnert sur RTL.

En février 2014, le PNF a demandé d'éplucher les factures téléphoniques détaillées ("fadettes") d'une dizaine de ténors du barreau et de magistrats afin de trouver la "taupe" qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption. Il a fallu presque six ans pour que cette procédure, sans résultat, soit classée sans suite fin 2019.

La révélation par le Point de l'ampleur de ces écoutes a suscité un vif émoi chez les avocats, poussant la ministre de la Justice à demander un rapport à la procureure générale de Paris, l'autorité de tutelle du PNF qui était dirigé par Eliane Houlette au moment où cette enquête a été ouverte.

"A partir du moment où les magistrats aussi bien que les policiers (...) ont respecté les termes du code de procédure pénale, il n'y a rien à dire", a assuré M. Bohnert, qui a succédé à Mme Houlette en octobre 2019.

"Faire la lumière"

"Le PNF a fait exploiter ces fadettes tout simplement parce qu'il était à la recherche d'une fuite qui s'était produite dans une autre procédure et l'objectif c'était (...) en proportionnalité de travailler" pour "faire la lumière", a-t-il justifié.

Lors des questions au gouvernement mardi, la garde des Seaux Nicolas Belloubet a dit attendre le rapport de la procureure générale de façon "imminente".Les(...)


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