Affaire des "écoutes" : "Je ne reconnais aucune de ces infamies", se défend Nicolas Sarkozy à l'audience

Delphine Gotchaux
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Imaginez à la barre un ancien haut magistrat de la cour de cassation, l'un des plus grands avocats pénalistes de France et donc, pour la première fois dans l’histoire judiciaire de la Ve république, un ancien chef de l’Etat. Le procès dit des "écoutes" impliquant Nicolas Sarkozy a repris, lundi 30 novembre, après une semaine de suspension, au tribunal correctionnel de Paris.

Chacun leur tour, Gilbert Azibert avec son masque FFP2, Thierry Herzog, mains dans le dos, sans sa robe d’avocat, et enfin Nicolas Sarkozy, mains croisées face à lui, écoutent la présidente du tribunal lire les infractions reprochées : "corruption", "trafic d’influence", "violation du secret professionnel"… L’ancien président trépigne, avant que la présidente ne lui donne la parole. "Je connais le caractère formel de cette présentation, souligne Nicolas Sarkozy avocat de formation. Mais je ne reconnais aucune de ces infamies avec lesquelles on me poursuit depuis six ans !" Le ton est donné, Nicolas Sarkozy a bien l’intention de participer activement à son procès.

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