"On a affaire à une espèce de monstre froid" : la caisse de retraite a fait attendre sa mère pendant deux ans (et lui a envoyé 79 fois la même lettre)

France 2
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Après le décès de son mari, en 2018, Blajica Arsenijevic avait 82 ans. Cette émigrée yougoslave qui a bâti sa vie en France a alors fait une demande de pension de réversion. Cette procédure simple – du moins, en apparence – doit lui permettre de continuer à toucher une partie de la retraite de son époux. Mais un enfer bureaucratique s'est ouvert pour Blajica, au point qu'elle en a perdu le sommeil. Son fils Georges a dû se battre pendant deux ans pour que sa mère obtienne la réversion à laquelle elle avait droit.

"C'est un mur, vous êtes invisible"

Quelque temps après le dépôt de son dossier, l'envoi de pièces manquantes est suivi de huit mois de silence, raconte Georges. Une longue période pendant laquelle "jamais, jamais aucune personne, une vraie personne, ne vous appelle ou ne vous explique de quoi il s'agit, quel est le problème. C'est ça, le point central : on a affaire à une espèce de monstre froid", s'indigne-t-il. "C'est un mur. Vous êtes invisible, on s'en fout", renchérit sa mère.

Pendant dix-neuf mois en tout, Georges Arsenijevic multiplie les coups de téléphone et les courriers. Au bout d'un an, il dépose une réclamation auprès de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, la CNAV. La suite (...)

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