"On a affaibli nos capacités" : des spécialistes du terrorisme alertent sur une résurgence de Daech en Syrie et en Irak

Omar Ouahmane, franceinfo

Donald Trump avait annoncé avoir vaincu Daech à 100 % il y a plus d'un an après la chute de Baghouz en Syrie, le dernier réduit appartenant à l'organisation terroriste. Mais même dépourvu de territoire, Daech n'en reste pas moins dangereux. L'Irak, berceau de l'organisation, connaît en effet ces dernières semaines une intensification des attaques jihadistes.

"C’est plus qu’une resurgence, commente Jean-Charles Brisard, président du CAT, le Centre d'analyse du terrorisme. C’est-à-dire qu’effectivement, après leur défaite territoriale, cette organisation est redevenue clandestine, multiplie les opérations. On sait même qu’elle a retrouvé des capacités financières, qu’elle est capable de se livrer à de l’extorsion".

Des "centaines de prisonniers" en fuite ont rejoint des "cellules dormantes"

Même méthode, même stratégie et à terme même objectif pour les jihadistes qui ont profité du vide sécuritaire créé par la pandémie de coronavirus et du retrait d'une partie des forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. "Tout ça fait qu’on a affaibli effectivement nos capacités de répondre aux défis posés par l'État islamique", confirme Jean-Charles Brisard.

Autre facteur qui tend à expliquer le retour en puissance de Daech, la fuite ces derniers mois, de nombreux (...)

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