Adultère, homosexualité, avortement : le code pénal en débat au Maroc

franceinfo avec AFP

Les défenseurs des droits de l'Homme se mobilisent au Maroc pour faire abroger les lois criminalisant l'adultère et l'homosexualité et pour élargir le droit à l'avortement, alors que le Parlement examine une réforme du Code pénal sans grand changement dans sa version actuelle. La question des libertés individuelles a été au cœur d'un vaste débat ces dernières semaines du fait des démêlés judiciaires de la journaliste Hajar Raissouni. Cette reporter de 28 ans a été condamnée mi-octobre à un an de prison pour "avortement illégal et sexe hors mariage" avant d'être graciée par le roi dans la foulée.

"Hors-la-loi"

Né pendant l'affaire Raissouni, le collectif marocain des Hors-la-loi a déposé la semaine dernière une pétition au Parlement, réclamant que "toutes les infractions pénales portant sur les libertés individuelles" soient retirées du Code pénal. Le collectif a également lancé une campagne sur les réseaux sociaux, intitulée "L'amour n'est pas un crime", pour recueillir les 5 000 signatures légales requises pour que la pétition soit discutée par les parlementaires.


Le Conseil national des droits humains (CNDH, un organisme officiel) a lui aussi adressé au Parlement un mémorandum plaidant pour le respect des libertés individuelles. Ce texte demande également une (...)

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