Adrien Quatennens: selon Manon Aubry, les insoumis étaient "dans un état de sidération" face aux révélations

L'eurodéputée LFI Manon Aubry le 28 janvier 2020 à Bruxelles - Kenzo TRIBOUILLARD © 2019 AFP
L'eurodéputée LFI Manon Aubry le 28 janvier 2020 à Bruxelles - Kenzo TRIBOUILLARD © 2019 AFP

"On était tous et toutes dans un état de sidération". Invitée de France Info ce lundi, Manon Aubry a assuré que les membres de La France insoumise (LFI) "n'avaient pas la moindre information" concernant les violences conjugales commises par Adrien Quatennens.

Du moins avant que le Canard Enchaîné ne révèle mardi dernier que son épouse, Céline Quatennens, avait déposé une main courante en ce sens. Dimanche, le député insoumis du Nord a notamment reconnu dans un communiqué lui avoir "donné une gifle", précisant qu'il s'agissait d'un "fait daté d'un an".

Alors qu'Adrien Quatennens a également annoncé sa mise "en retrait de [sa] fonction de coordinateur de la France insoumise", Manon Aubry a estimé qu'il s'agissait d'une "décision nécessaire et inéluctable". Et l'eurodéputée de préciser à ce propos:

"Il est clair que la cohérence dans notre engagement contre les violences sexistes et sexuelles ne laissait aucune place pour sa poursuite à la tête d’un mouvement d’une part, et d’autre part, pour sa parole publique."

"Ce ne sont pas mes mots"

Une façon pour Manon Aubry de féliciter l'action de sa formation politique qui, selon elle, "a fait la démonstration qu’elle réagissait et qu’elle ne laissait aucune place au doute".

La tête de liste des insoumis aux dernières élections européennes a néanmoins pris ses distances avec les dires de Jean-Luc Mélenchon.

Dimanche, le leader de LFI a salué le "courage" et la "dignité" d'Adrien Quatennens après la publication de son communiqué. "Ce ne sont pas mes mots", a répondu Manon Aubry. Après avoir déclenché une polémique, Jean-Luc Mélenchon avait précisé dans un second tweet qu'une "gifle est inacceptable dans tous les cas".

Article original publié sur BFMTV.com