Adrien Quatennens de retour à l’Assemblée ? Le député laisse planer le doute

Malgré sa condamnation pour violences conjugales, le député du Nord veut revenir siéger. Le fera-t-il vraiment, alors que son retour fait polémique même dans son camp ?

POLITIQUE - Sera-t-il là ? Condamné pour violences conjugales et suspendu de son groupe LFI à l’Assemblée nationale, le député du Nord Adrien Quatennens a martelé son intention de revenir siéger, envers et contre tout. Reste que sa présence dans l’hémicycle ce lundi 9 janvier pour la reprise des travaux parlementaires n’est pas certaine.

Selon Le Figaro, le député devrait manquer la rentrée pour raisons médicales. Son avocate, maître Jade Dousselin, précise à nos confrères que le député aurait « quelques soucis de santé tout juste décelés, nécessitant des examens complémentaires ». Contacté par Le HuffPost ce dimanche, son entourage n’a pas donné suite.

Le 13 décembre, jour de la décision de justice et de son exclusion temporaire du groupe de députés insoumis, Adrien Quatennens a exclu de démissionner de son mandat. Le lendemain sur BFMTV, il a annoncé qu’il entendait retourner à l’Assemblée « vraisemblablement dès janvier ».

Quatennens sous pression

Cette décision, et plus largement l’ensemble de ses prises de parole, ont provoqué un tollé y compris au sein de la France Insoumise. Le 18 décembre, l’insoumise Clémentine Autain estimait dans le JDD que « ses déclarations vont rouvrir le débat » sur sa réintégration avant que dix jours plus tard, sa collègue de Paris Danielle Simmonet se prononçait pour une mise en retrait plus longue « tant qu’Adrien Quatennens n’a pas déconstruit ce qu’il a fait. »

Les députés socialistes, écologistes et communistes de la NUPES s’étaient eux déjà émus de sa suspension temporaire, jugée insuffisante. Nombreux ceux-ci qui réclament sa démission ou a minima son exclusion du groupe.

Adrien Quatennens ne s’est plus exprimé depuis la mi-décembre. Au-delà des questions médicales, la pression de ses collègues pourrait-elle aussi avoir raison de son retour ? Selon notre sondage YouGov pour Le HuffPost réalisé du 3 au 5 janvier, près de 7 Français sur 10 (67%) estiment que le député du Nord doit renoncer à son poste dans l’hémicycle. C’est dix points de plus que lors d’un précédent sondage, réalisé début octobre par ce même partenaire, quelques jours après les aveux du député LFI.

L’affaire Quatennens est venue parasiter la vie parlementaire de l’ensemble de la NUPES et en particulier des Insoumis. À l’heure de la rentrée, avec dès mardi la présentation de la réforme des retraites, la gauche espère faire oublier ses déboires. Objectif unité « contre le projet de réforme gouvernementale », selon le mot d’ordre du communiqué diffusé par la NUPES pour annoncer un meeting commun le 17 janvier.

VIDÉO - Que retenir de la défense d'Adrien Quatennens lors de son interview sur BFMTV ?

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