Adoptée en France, Fanny découvre sa véritable histoire en recherchant sa mère biologique

Myriam Roche
Fanny est originaire d'Haïti. Elle a été adoptée à l'âge de 2 ans et demi en France. Mais l'histoire qu'on lui a raconté sur sa famille a été inventée.

ADOPTION - Adopter une pupille de l’État en France est compliqué. Il y a beaucoup moins d’enfants adoptables que de couples candidats à l’adoption. Devant les difficultés rencontrées sur le territoire, de nombreuses familles se sont tournées vers l’adoption à l’étranger. En 2018, ce sont près de 600 adoptions internationales qui ont lieu en France contre plus de 4000 en 2005. Un chiffre qui ne cesse de baisser ces dernières années.

Pour encadrer ces adoptions internationales, la France a signé la Convention de La Haye en 1993, comme 90 autres pays. Ce texte a avant tout pour but de “garantir que les adoptions internationales aient lieu dans l’intérêt supérieur de l’enfant et le respect de ses droits fondamentaux, ainsi que pour prévenir l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfants” et de privilégier une coopération internationale en matière d’adoption. En France, le texte est entré en vigueur en 1998.

Fanny, adoptée en Haïti à 2 ans et demi

C’est bien des années avant que cette convention entre en vigueur sur le sol français que Fanny a été adoptée, en 1991. La Toulousaine, responsable de l’antenne à Toulouse de l’association “La voix des adoptés”, nous a raconté son histoire, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. À cette époque, ses parents désirent fonder une famille mais ils font face à des problèmes d’infertilité. Ils décident donc d’avoir recours à l’adoption internationale. Pour cela, ils se sont tournés vers une association qui œuvre en Haïti et travaille avec une congrégation de bonnes sœurs.

Après avoir finalisé leur dossier auprès des différents organismes français, ils ont signé une décharge pour autoriser l’association à continuer les recherches dans le pays en leur nom, jusqu’à la démarche d’apparentement, c’est-à-dire le moment où un enfant sera trouvé.

“Mes parents ne sont jamais allés en Haïti”, nous confie Fanny. L’association leur a simplement envoyé une photo de la petite fille avec son histoire. L’organisme leur a ainsi raconté que...

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