Adolescent tué à Champigny: la garde à vue du suspect prolongée

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Une tâche de sang au pied d'une résidence faisant partie du
Une tâche de sang au pied d'une résidence faisant partie du

La garde à vue du jeune de 16 ans suspecté d'avoir tué par arme blanche mardi soir à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, un autre adolescent de sa résidence, Mattéo, âgé de 17 ans, a été prolongée jusqu'à jeudi, a indiqué mercredi le parquet de Créteil.

Les circonstances du drame encore à établir

Mardi soir, vers 18h40, Mattéo a été blessé "près du coeur" à l'arme blanche, selon une source policière. Son autopsie réalisée mercredi matin a conclu à une plaie "profonde d'à peu près onze centimètres", a précisé le parquet contacté par l'AFP. L'arme n'a pour le moment pas été retrouvée.

Les enquêteurs de la police judiciaire du Val-de-Marne cherchent à établir les circonstances du drame, survenu dans cette ville de plus de 76.000 habitants située à une quinzaine de km à l'est de Paris.

Plusieurs adolescents ont été tués récemment en Ile-de-France dans des affaires en lien avec les phénomènes de harcèlement en ligne ou d'affrontement entre bandes de jeunes rivales.

Vendredi à Ivry-sur-Seine, ville du même département, Marjorie, 17 ans, a été mortellement poignardée par un adolescent de 14 ans, après une rivalité née sur les réseaux sociaux. Début mars, à Champigny-sur-Marne, une violente rixe avait éclaté en pleine rue entre bandes d'adolescents de quartiers différents de la ville et fait deux blessés graves.

De "petits problèmes" mais jamais "dramatiques"

Mais dans cette affaire, les enquêteurs privilégient la piste d'"un différend entre deux personnes" et non pas "d'affrontement entre bandes", a précisé le parquet. Des auditions, notamment de témoins, doivent avoir lieu jeudi. Le jeune homme suspecté doit aussi être de nouveau entendu "plus en détails" selon le parquet.

La victime et le suspect vivaient dans la même résidence de 29 bâtiments et décrite comme plutôt tranquille par le maire de la ville Laurent Jeanne (Libres !). Le Clos des Perroquets a ses "petits problèmes" mais jamais "dramatiques" habituellement, a-t-il estimé.

Des habitants se sont toutefois plaints mercredi auprès de l'AFP de "trafics" organisés "par phases" dans certaines barres d'immeubles. Mais tous s'accordent sur le caractère exceptionnel d'un homicide au sein de leur résidence.

Article original publié sur BFMTV.com