Adolescent poignardé à Paris: le préfet de police annonce que "les effectifs vont être renforcés"

Laurent Nunez le 15 octobre 2019 à Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP
Laurent Nunez le 15 octobre 2019 à Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Faire "beaucoup mieux et beaucoup plus" dans la lutte contre les phénomènes de bandes. C'est le mot d'ordre de Laurent Nuñez, le préfet de police de Paris, en déplacement dans le commissariat du 17è arrondissement de Paris ce samedi après la mort d'un adolescent de 16 ans la veille au soir. L'hypothèse d'une "rivalité entre bandes" est en effet privilégiée dans cette agression mortelle, selon une source policière et une source proche du dossier.

Evènement "dramatique"

Vendredi vers 21h20, les services de police sont appelés dans ce quartier du nord-ouest de la capitale "pour une rixe impliquant une quinzaine de jeunes et une notion d'armes blanches et d'autres armes par destination", précise cette même source policière. Sur place, la victime blessée à l'abdomen, est "bien connue" des autorités. Malgré l'intervention des secours, l'adolescent de 16 ans meurt des suites de ses blessures.

Le maire du 17è arrondissement, Geoffroy Boulard, déplore de son côté un "très grave événement, dramatique et criminel boulevard Berthier (...) Nous avons le cœur meurtri".

"Éviter un 'match retour'"

Afin de rassurer les habitants du quartier, le préfet de police a donc annoncé, lors d'un point presse, que les effectifs de police allaient être renforcés dans le 17e arrondissement pour "éviter un 'match retour'" dans les prochains jours.

Les suspects de cette agression mortelle sont toujours activement recherchés, aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade, précise la source proche du dossier. Une enquête pour homicide volontaire en bande organisée est ouverte et confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, indique le parquet de Paris.

Dans la lutte contre les phénomènes de bandes, Laurent Nuñez a néanmoins estimé "positif" le bilan du plan interministériel lancé en juin 2021 avec une baisse de 13% des affrontements en 2022 au niveau national, passant d'environ 300 à 265. La préfecture de police, via une cellule dédiée, assure le suivi de 45 bandes dans l'agglomération parisienne, dont 17 à Paris.

Article original publié sur BFMTV.com