"ADN" : Maïwenn fait le portrait sensible d'une famille enracinée en Algérie

Jacky Bornet
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ADN, qui sort mercredi 28 octobre, voit le retour de Maïwenn à la réalisation et comme actrice, entourée de Fanny Ardant et de Louis Garrel. Une histoire de famille bousculée par le décès du patriarche, qui fait remonter à la surface des racines algériennes profondes et des dissensions, traitées par l’auteure de Polisse, avec tact et humanité. Le film était sélectionné en compétition au dernier Festival de Cannes avorté en raison de la pandémie.

Empathie, gravité et légèreté

Petite fille d’Emir, Neige (Maïwenn) adore son grand-père d’origine algérienne, en fin de vie dans une maison de retraite. Quand la famille apprend son décès, c’est le monde qui s’écroule. Entre sa mère (Fanny Ardant), sa sœur avec laquelle elle a rompu, les tantes, les petits-petits-enfants d'Emir, et son mari divorcé (Louis Garrel), le torchon brûle…

Marquée par une vie de famille difficile, dont elle s’est fait l’écho dans la presse, Maïwenn est bien placée pour parler des rapports mère-fille qui dominent dans son dernier film. Elle-même fille d’une mère à moitié algérienne et actrice, elle insère dans ADN le sujet des origines, et de leur empreinte sur la descendance. Avec son style, toujours empathique envers ses personnages, la cinéaste traite avec discernement un sujet au cœur de la société française, dans un mélange de gravité et de légèreté.

Une intimité universelle

Si la (...)

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