Comment adapter la production viticole française au changement climatique ?

© MARCO BERTORELLO/AFP

L’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) constate que la production diminue, en 2021, pour la troisième année consécutive . Elle a listé, mercredi, pays par pays, les volumes précis de production atteints en 2021. Ils avaient déjà été estimés cet automne, mais leurs quantités exactes sont désormais connues. En France, les rendements ont ainsi baissé de 19% par rapport à ceux de 2020, en raison de phénomènes climatiques extrêmes. Les gels et les pluies intenses , que le pays a connu l’année dernière, seront des événements de plus en plus fréquents dans les années à venir, couplés aux sécheresses et vagues de chaleur. Si le secteur ne s’adapte pas rapidement au réchauffement climatique, les baisses de production seront encore plus importantes.

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Des aléas climatiques qui ne seront plus si exceptionnels

2021 a donc été une année particulière pour la France. Le pays a accumulé les catastrophes les plus extrêmes pour la viticulture : du gel en avril après un hiver très doux et des pluies intenses durant l'été , ce qui a déclenché des maladies sur les pieds de vignes.

Ces aléas ne seront, à l’avenir, plus si exceptionnels, explique l’agroclimatologue Serge Zaka. "D'ici 2050, on a 60% de chances de revivre une année comme 2021. Ça ne veut pas dire que toutes les années seront catastrophiques. Mais il y aura des 'pics vers le bas', en termes de rendements, comme en 2021, qui seront de plus en plus fréquents&...


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