Valeria Bruni Tedeschi : Confidences de l'actrice et réalisatrice du Château en Italie

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Valeria Bruni Tedeschi : Confidences de l'actrice et réalisatrice du Château en Italie
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Alors que sort sur les écrans Un château en Italie, troisième film qu'elle réalise et dans lequel elle joue, Valeria Bruni Tedeschi se confie sur son métier, sur cette famille, la sienne, qui l'inspire, et sur Patrice Chéreau, ce "père" qu'elle vient de perdre…

Gala: Vous réfutez le terme d’autofiction à propos d'Un château en Italie, cependant ce film renvoie beaucoup aux évènements de votre histoire personnelle. Est-ce que les obsessions de Louise, que vous jouez, sont les vôtres ?

Valeria Bruni Tedeschi: Oui. Le désir de maternité par exemple est une chose sur laquelle je travaille depuis longtemps. L’envie d’enfant, ou le problème d’en avoir un, mais aussi le rapport d’une femme adulte avec sa mère. Ce sont des obsessions qui sont en moi.

Gala: Comme elle, avez-vous des doutes quant à votre métier d’actrice?

V.B.T: Tout acteur est effleuré à un moment donné par l’idée d’arrêter ce métier. Qu’il le fasse ou pas. Il y a toujours un temps où la question se pose. Parce qu’il est parfois insupportable d’être acteur: on est dépendant du désir des autres, on est dans les mains des autres, on ne sait plus qui l’on est, on se sent comme une marionnette, on ne vit que « pour de faux »… Pour moi, l’idée d’arrêter est comme intrinsèque à ce métier. Un peu comme le suicide l’est à la vie humaine. L’être humain a cette liberté-là, ce choix-là, et peut-être que ça lui donne envie de vivre finalement !

Gala: Dans le film, le frère de votre personnage meurt du sida. Dans la vie, votre frère Virginio en a été victime -le film lui est dédié. N’était-ce pas raviver la souffrance de votre mère que de lui demander de jouer son propre rôle ?

V.B.T: Ma mère vous répondrait que cela ne ravive rien car quand une mère perd un enfant, nuit, jour, tout le temps, la douleur est là.

Gala: Est-ce qu’à l’inverse un film peut avoir une fonction thérapeutique ?

V.B.T: Non. Cela ne ravive rien et n’apaise rien non plus. Ma mère a aimé le faire, parce qu’elle aime travailler, parce que c’est une artiste, (...)

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