Les activités humaines repoussent les animaux toujours plus loin

Par LePoint.fr
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« Les mouvements d'animaux perturbés peuvent avoir des impacts négatifs dans tous les écosystèmes », prévient l'auteur de cette étude.

La chasse ou les loisirs ont poussé les animaux à se déplacer 70 % plus loin que dans les années 1980, selon une étude des universités de Sydney et Deakin.

Des blaireaux au Royaume-Uni, des élans en Suède, les tortues au Texas ou encore l'écureuil volant en Australie : tous font partie des espèces dont les déplacements ont été fortement impactés par l'activité humaine ces 39 dernières années. C'est ce qui ressort d'une étude menée par les universités de Deakin et de Sydney, en Australie, et relayée dans Nature Ecology & Evolution. Elle a compilé les données de 208 études distinctes, portant sur 167 espèces animales, pour évaluer comment les perturbations humaines influencent leurs mouvements.

Dans plus d'un tiers des cas, les animaux ont été contraints à des changements qui ont entraîné une augmentation de leurs mouvements de plus de 50 %. Par rapport aux années 1980, ces mouvements ont ainsi augmenté de 70 % en raison de l'activité humaine, comme l'exploitation forestière ou l'urbanisation. Les activités humaines « épisodiques », comme la chasse, les loisirs, l'utilisation des aéronefs ou l'activité militaire, peuvent déclencher des changements encore plus importants sur les comportements des animaux ou la modification de leur habitat.

Un danger pour tous les écosystèmes

« Le mouvement est essentiel à la survie des animaux, mais il peut être perturbé par les activités humaines. Les conséquences d'un changement de mouvement des animaux peuvent être profondes et conduire à une condition physique réduite des animaux, des chances de survie plus faibles, des taux de reproduction réduits, un isolement génétique et mê [...] Lire la suite

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