Activité physique à l’hôpital : changer les mentalités est nécessaire

La majorité des personnes admises dans les hôpitaux sont des personnes âgées. On sait qu'il existe un risque important pour cette catégorie de la population concernant la perte de capacités fonctionnelles lorsque l'hospitalisation s'étend dans la durée. Cela n'est pas sans conséquences : un risque de réadmission plus élevé (notamment à cause de chutes plus fréquentes), un placement en établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) en allant jusqu'au décès.

De fait, il va sans dire que le niveau d'activité physique dans les structures hospitalières est très faible et qu'il représente un facteur de risque pour la perte des capacités fonctionnelles et les conséquences qui s'ensuivent. Pourtant, si on regarde le verre à moitié plein, cela veut dire qu'il est possible d'agir pour augmenter ce niveau d'activité physique et réduire les risques associés. Comment faire ? C'est la question que se sont posée des chercheurs néerlandais qui publient une revue systématique dans International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity.

Pratiquer une activité physique doit devenir aussi naturel que de prendre son petit déjeuner

La difficile réalité du terrain : favoriser l'activité physique à l'hôpital

Les auteurs mettent en évidence l'existence de nombreux freins et moteurs au niveau intra-individuel (ce que ressentent et croient les patients et les soignants), inter-individuel (les interactions entre les patients et les soignants) et institutionnel (les règles qui régissent le soin, l'environnement où se déroule le soin, etc.).

En premier lieu, il faut pointer les obstacles majeurs que représentent certaines croyances comme le fait d'associer systématiquement l'hôpital au repos : « La perception la plus répandue chez les patients lorsqu'ils sont admis à l'hôpital est qu'ils doivent se reposer et que ce repos est nécessaire pour récupérer au mieux. Cela va à l'encontre des données publiées dans la littérature qui montrent bien qu'un patient...

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