"Actes de barbarie" ou "droit de grève" ? Les coupures d’électricité de la CGT divisent les politiques

Anthony Berthelier
Entre

POLITIQUE - La guerre d’usure se poursuit entre le gouvernement et les syndicats. Au-delà des jets de blouse et autres perturbations de discours contre la réforme des retraites, depuis plusieurs jours, des militants de la CGT-Énergie n’hésitent pas à couper l’électricité.

Orly, Rungis, Lyon, Bordeaux, Marseille... Ces actions se multiplient à travers la France depuis 24h et divisent la classe politique. Cela alors que les deux projets de loi, visant à créer le controversé “système universel” de retraite, arrivent le vendredi 24 janvier en Conseil des ministres et que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a promis une amplification des coupures d’électricité “sauvage”.

Sans trop de surprise, La République en marche condamne ce qu’elle considère être comme une dérive du mouvement syndical, quand la France insoumise se montre tout-à-fait compréhensive. Les Républicains appellent, eux, à des sanctions contre ces actes ’“inadmissibles, intolérables, inqualifiables.”

Édouard Philippe veut des sanctions

Édouard Philippe appelle lui aussi à punir les syndicalistes qui se livrent à ces pratiques. Le Premier ministre a demandé que les blocages, intrusions et “coupures sauvages de courant” soient “sanctionnés” ce mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

“Vouloir bloquer un certain nombre de sites, ne pas respecter la loi en s’introduisant dans telle ou telle enceinte privée, procéder à des coupures sauvages de courant, tout cela c’est méconnaître la démocratie, tout cela c’est méconnaître la loi et tout cela doit être sanctionné car ça n’est pas acceptable”, a-t-il déclaré dans l’hémicycle.

“Lorsqu’on procède à des...

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