Achats de vêtements avec de l'argent public: une élue PS condamnée

A picture taken on August 17, 2012 shows a high relief on the facade of the Amiens criminal court prior to the hearing of the three young men arrested in connection with rioting that devastated part of the northern city of Amiens earlier this week. Five young men, two of whom are minors, have been detained on suspicion of public order offences on the basis of thermal images taken from a police helicopter during rioting which caused six million euros worth of damage to public buildings and left 16 police injured. AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN

Évry (AFP) - Une conseillère départementale socialiste de l'Essonne, Fatoumata Koïta, a été condamnée fin février à deux mois de prison avec sursis pour avoir réalisé 13.000 euros d'achats frauduleux, essentiellement des vêtements, avec de l'argent public, a annoncé jeudi le parquet d'Evry.

Une enquête avait été ouverte en mars 2016 contre cette élue de 33 ans, également assistante parlementaire du député de Mayotte Saïd Boinali. La jeune femme avait utilisé frauduleusement des formules de chèques et la carte bancaire mises à sa disposition par le député, notamment pour s'acheter des vêtements. Ces dépenses avaient donc été financées par le compte sur lequel le député perçoit son indemnité parlementaire.

C'est le parquet qui a fixé la peine de Mme Koïta, jugée dans le cadre d'une procédure de "plaider coupable" (CRPC).

"Elle a été condamnée à deux mois de prison avec sursis, dans la mesure où elle s'est mise très rapidement d'accord avec M. Boinali pour le rembourser", a expliqué à l'AFP le procureur adjoint qui a tenu l'audience. Il confirmait une information du journal Le Parisien.

"C'est une peine symbolique, d'autant qu'elle ne sera pas inscrite au casier judiciaire numéro deux, de manière à ce que cela ne lui porte pas préjudice", a-t-il ajouté.

La non-inscription au bulletin numéro deux du casier judiciaire est une mesure prononcée par le juge lorsqu'il souhaite permettre au condamné de retrouver ou de conserver un travail.

Quand l'affaire avait éclaté début 2016, M. Boinali avait expliqué que son assistante avait reconnu les faits dès le printemps 2015 et qu'elle s'était déjà engagée à le rembourser.

La mairie d'Evry, où Mme Koïta exerçait un mandat d'adjointe, l'avait démise de ses fonctions dans la foulée de cette affaire.

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