Accusations de viol: l'avocat Juan Branco sorti de garde à vue

·3 min de lecture

Il est ressorti sans poursuite de sa garde à vue, mais "l'enquête se poursuit", a précisé le parquet.

L'avocat Juan Branco a été entendu mardi en garde à vue à Paris dans l'enquête pour "viol" ouverte fin avril après des accusations à son encontre d'une jeune femme. Il est ressorti sans poursuite à ce stade, a appris de sources concordantes l'AFP. Juan Branco, qui avait évoqué une relation consentie avec la jeune femme qui l'accusait, a été convoqué mardi matin dans les locaux du premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ) où il a aussitôt été placé en garde à vue.

Il a été remis en liberté en fin de journée, selon son avocat, Me Yassine Bouzrou, et le parquet de Paris. "L'enquête se poursuit", a précisé le parquet.

"Ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition"

Dans un communiqué, Me Bouzrou a indiqué avoir pris connaissance des déclarations de la plaignante. "Il est très clair que ce qu'on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive", a-t-il estimé, demandant le "classement sans suite immédiat" de cette enquête.

Selon Me Bouzrou, la plaignante "affirme elle-même qu'il n'y a eu ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition à la pénétration", "indique s'être deshabillée elle-même" et est "restée dormir avec Juan Branco après la relation sexuelle".

La femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, révélée par le quotidien Le Parisien, après sa rencontre avec Juan Branco à la suite d'échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l'ordre sans constituer une demande d'engagement des poursuites, contrairement à une plainte.

Prise d'un opiacé

Dans un long post Facebook, l'avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Puis il avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait "retirer" sa main courante au plus tôt.

Dans sa main courante, selon l'hebdomadaire Le Point, la jeune femme assurait avoir pris de la lamaline, un opiacé, avec Juan Branco. Celui-ci avait confirmé dans l'émission "Touche pas à mon poste" (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron "Crépuscule", paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Il est devenu l'avocat de l'artiste russe Piotr Pavlenski dans l'affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l'ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris.

L'homme a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l'objet de poursuites disciplinaires du conseil de l'Ordre dans le dossier Griveaux.

Article original publié sur BFMTV.com
Ce contenu peut également vous intéresser :