Des accusations d'agression sexuelle bousculent les municipales à Laval

Le maire de Laval, en Mayenne, a annoncé lundi qu'il ne serait pas candidat à sa réélection en 2020. En cause : des accusations d'agression sexuelle, qu'il qualifie de «campagne calomnieuse».

François Zocchetto abandonne. Le maire UDI de Laval, en Mayenne, ne sollicitera finalement pas de second mandat. Le centriste a annoncé la nouvelle lundi dans une vidéo sur Facebook. Après avoir listé ce qu'il considère être ses réussites en tant qu'édile, François Zocchetto annonce : «Ces dernières semaines des attaques très violentes ont été lancées contre moi. Je m'en suis expliqué. Mais cette campagne calomnieuse, initiée par mes adversaires politiques, avec pour seul objectif de me détruire devant le seul tribunal médiatique, ne me laisse aucune chance d'être réhabilité dans l'immédiat.» Il dit regretter «cette évolution de notre société, amplifiée très largement par les réseaux sociaux, vaste défouloir où l'on cloue au pilori sans défense possible ni audible, sans circonstances atténuantes et avec pour unique objectif abattre un homme et détruire ses proches».

«Mes adversaires politiques ont choisi le terrain de la diffamation», accuse encore le maire centriste. «Tout ceci m'a beaucoup atteint et a dévasté ma famille. Dans ces conditions, et pour que la campagne électorale des municipales puisse se dérouler dignement et sereinement, je préfère ne pas me représenter et protéger ma famille», assure-t-il encore dans cette vidéo. François Zocchetto ne démissionne toutefois pas de son mandat de maire, qu'il exercera jusqu'à son terme.

Cette décision fait suite aux témoignages d'une jeune femme de 33 ans, surnommée Audrey par les médias auxquels elle a répondu. Ancienne collaboratrice du secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé, elle détaille un épisode qu'avait déjà dévoilé «Libération» à l'été 2018, une soirée très arrosée à Rome, marquée par des gestes plus que déplacés, selon ses dires, rapportés par France Bleu(...)


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