Accusés de violences sexuelles, les cinéastes Benoît Jacquot et Jacques Doillon en garde à vue

Un nouveau rebondissement judiciaire. Les cinéastes Benoît Jacquot et Jacques Doillon, accusés par des actrices dont Judith Godrèche de violences sexuelles, ont été placés lundi en garde à vue à la Brigade de protection des mineurs, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Les deux hommes, qui contestent ces accusations, sont arrivés vers 9 heures 30 à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) à Paris accompagnés de leurs avocates. Benoît Jacquot « va enfin pouvoir s'exprimer devant la justice », a réagi son conseil Me Julia Minkowski, qui a dénoncé une « critiquable » garde à vue. « Une audition libre aurait du être décidée », a-t-elle ajouté.

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Pour Me Marie Dosé, avocate de Jacques Doillon, « aucun des critères légaux ne saurait justifier cette mesure » de garde à vue « 36 ans » après les faits dénoncés par Judith Godrèche. Son client « aurait dû être entendu dans le cadre d'une audition libre au vu de l'ancienneté des faits, de leur prescription acquise depuis plus de deux décennies, et de l'inéluctable classement sans suite qui clôturera cette enquête », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

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Les deux avocates ont dénoncé les « atteintes à la présomption d'innocence » de leurs clients et la médiatisation de ces mesures. Selon des sources proches du dossier, ces gardes à vue pourraient permettre des confrontations entre le...


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