Accusés de complaisance avec l'islamisme politique, les Insoumis sur le gril

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Depuis l'assassinat de Samuel Paty, ministres et députés de la majorité n'ont pas raté La France insoumise (LFI), coupable à leurs yeux de s'être montrée accommodante, par clientélisme, avec des représentants de l'islam politique. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a ainsi dénoncé sa "laïcité honteuse" et le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, son compagnonnage avec "l'islamo-gauchisme".

Voilà qui a mis en ébullition les camarades de Jean-Luc Mélenchon. "Ils sont très emmerdés, résume un ministre. Quant à Mélenchon, je ne sais pas ce qu'il en pense. Autour de lui, certains ont une vision très parcellaire de la laïcité..." Ainsi la députée LFI Danièle Obono, qui avait parlé des militants du Parti des indigènes de la République, un groupuscule identitaire, comme de "camarades". D'autres soulignent que Mélenchon, pour sa part, a toujours rechigné à employer le mot d'"islamisme".

Les Insoumis nient en bloc toute compromission

C'est pourtant ce que le leader des Insoumis s'est résolu à faire, mardi à l'Assemblée, pour qualifier l'attentat de Conflans. Sous les quolibets du député de centre droit Meyer Habib : "C'est vous qui manifestez avec les islamistes!" Une référence au défilé "contre l'islamophobie" organisé en novembre 2019 à l'appel du très controversé Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Derrière Mélenchon, plusieurs députés Insoumis y avaient participé. Pas François Ruffin...


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