Accusé de harcèlement sexuel, Denis Baupin perd son procès en diffamation contre des médias et ses accusatrices

franceinfo avec AFP
Il devra verser en outre au moins 500 euros de dommages et intérêts à chacun des prévenus pour "abus de constitution de partie civile".

La justice a donné tort à Denis Baupin dans son procès pour diffamation intenté à des femmes et des médias, vendredi 19 avril. Le tribunal correctionnel a en effet accordé la relaxe à six femmes qui l'accusent de harcèlements et violences sexuels, deux hommes témoins, ainsi qu'à deux journalistes et leurs médias – France Inter et Mediapart.

La relaxe est conforme aux conclusions de la procureure qui avait souligné, en février, la bonne foi et le travail sérieux des journalistes. Au fil des débats, d'ailleurs, le procès de la presse s'est mué en charge contre l'ancien vice-président de l'Assemblée nationale. Huit femmes avaient raconté des "SMS salaces", des "gestes déplacés" et des "agressions" : "les deux mains sur les seins", le "pied coincé dans la porte", "une caresse très douce ressentie comme une grande violence".

Cette affaire avait été révélée il y a trois ans, constituant un signe avant-coureur de la déferlante #metoo soulevée par le scandale Weinstein en 2017-2018. Denis Baupin devra en outre verser au moins 500 euros de dommages et intérêts, pour "abus de constitution de partie civile", à chacun des prévenus.

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