Accusé d'escroquerie, Claude Guéant condamné à six mois ferme aménagés

© Jacques Witt / Sipa/SIPA

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné mardi l'ancien ministre Claude Guéant à dix-huit mois d'emprisonnement dont douze assortis d'un sursis probatoire pour avoir délibérément minoré les frais de sa campagne législative de 2012. Pour la partie ferme de sa peine d'emprisonnement (six mois), le tribunal a demandé un aménagement sous la forme d'une détention à domicile sous surveillance électronique.

M. Guéant, qui était absent lors du délibéré, a également été condamné à une amende de 30.000 euros. Son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a fait appel du jugement dans la foulée. "M. Guéant a le sentiment de ne pas avoir été entendu par la justice" pendant son procès en octobre, a-t-il réagi auprès de l'AFP. "On ne connaît pas encore les motivations" du jugement, "évidemment, M. Guéant n'est pas d'accord avec cette condamnation", a poursuivi son avocat, assurant qu'il n'y avait "pas eu d'escroquerie aux comptes de campagne".

Condamné à une interdiction d'exercer toute profession commerciale

L'homme incontournable de la présidence de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui âgé de 77 ans, était en 2012 candidat à la députation dans les Hauts-de-Seine. L'accusation lui a reproché d'avoir sciemment minoré ses comptes de campagne et ainsi obtenu un remboursement de plus de 30.000 euros.

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M. Guéant a également été condamné à une interdiction d'exercer toute profession commerciale ou industrielle pendant une duré...


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