Accusé d'être climatosceptique, le patron de la Banque mondiale poussé vers la sortie

David Malpass, le patron de la Banque mondiale, est dans la tourmente après des déclarations climatosceptiques. Il a mis en doute l’influence des émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine sur le changement climatique.

Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin

Le président de la Banque mondiale est sous le feu des critiques. Mardi, lors d’un évènement organisé par le New York Times, David Malpass a été appelé à réagir aux accusations de l’ancien vice-président américain Al Gore l’accusant d’être climatosceptique.

Et à trois reprises, le président de la Banque mondiale a répété qu’il ne savait pas si l’utilisation des énergies fossiles pour l’activité humaine avait une influence sur le climat. Il n’en suffisait pas plus pour que la polémique s’enclenche.

En pleine Assemblée générale des Nations unies, des voix se font désormais entendre pour noter que la Banque mondiale continue à financer des projets favorisant les énergies fossiles et réclament sa démission. « Je ne démissionnerai pas, et je ne l'ai pas envisagé », a cependant répondu M. Malpass vendredi, interrogé par le média Politico. Selon lui, « aucun » des États membres de l'institution financière internationale n'a demandé sa démission.

Condamnations de la Maison Blanche


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