Accusé de conflit d’intérêt, Justin Trudeau «assume la responsabilité» de ses «erreurs»

Vazquez, Coline, agence, AFP
Justin Trudeau au G20 à Osaka au Japon le 28 juin 2019. / POOL New/REUTERS

Le commissaire à l’éthique a confirmé mercredi que le premier ministre canadien avait bien enfreint la loi sur les conflits d’intérêts en tentant de faire pression sur son ex-ministre de la Justice dans une procédure judiciaire visant la société SNC-Lavalin.

Le commissaire à l’éthique canadien a rendu son verdict: Justin Trudeau a enfreint la loi sur les conflits d’intérêts en tentant de faire pression sur son ex-ministre de la Justice dans une procédure judiciaire visant la société SNC-Lavalin, a-t-il estimé dans un rapport rendu au terme d’une enquête de sept mois.

«J’assume la responsabilité des erreurs que j’ai faites», a déclaré le premier ministre lors d’une conférence de presse ce mercredi. «Même si je suis en désaccord avec certaines de ses conclusions, j’accepte pleinement ce rapport et assume la responsabilité de ce qui s’est passé», a-t-il précisé, ajoutant: «Là où je ne suis pas d’accord, c’est sur sa conclusion que tout contact avec la procureure générale sur cette question était nécessairement inapproprié». Jusque-là, Justin Trudeau avait a toujours nié avoir agi de manière inappropriée mettant en avant les nombreuses pertes d’emplois liées à cette éventuelle condamnation, ce qu’il a rappelé ce mercredi: «Je ne peux pas m’excuser de défendre les emplois canadiens car cela fait partie de ce que les Canadiens attendent de moi».

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48 millions de dollars de pots-de-vin

Le premier ministre canadien est accusé «d’ingérence politique» par l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, également procureure générale. Il aurait fait pression sur elle à dix reprises pour qu’elle intervienne et fasse abandonner les poursuites pénales contre SNC-Lavalin, poursuivi depuis 2015 pour «corruption d’agents publics étrangers» et pour «fraude». Le géant canadien du BTP aurait versé, entre 2001 et 2011, 48 millions de dollars canadiens de pots-de-vin (32 millions d’euros) à des responsables (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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