Acculé à la démission, Boris Johnson ne veut rien entendre

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GABRIEL BOUYS / AFP
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Le Royaume-Uni a vécu mercredi 6 juillet une « journée folle », avec un Premier ministre lâché de toutes parts, poussé à la démision par ses proches et ses propres ministres, mais refusant farouchement de quitter son poste. La presse britannique déplore un spectacle « sordide » et « pathétique », et juge le départ de Boris Johnson inéluctable.

« Comment en sommes-nous arrivés là ? », s’interroge la BBC, stupéfaite. Si la crise couvait à Downing Sreet depuis des mois, au rythme de scandales divers et variés, il semble que la patience des conservateurs ait atteint ses limites mardi, après une énième « entourloupe » de Boris Johnson, comme le dénonçait le Times mercredi dans un éditorial au vitriol.

L’objet du dernier scandale était le parlementaire Chris Pincher, qui avait rejoint l’équipe de Boris Johnson en février, avant de démissionner la semaine dernière dans la foulée d’accusations d’attouchements sexuels. Boris Johnson avait alors dépêché ses ministres sur le terrain « pour prendre sa défense » et assurer qu’il n’était au courant de rien, explique Sky News.

Mais mardi, Downing Street a été contraint de « reconnaître » que le Premier ministre « était au courant depuis 2019 des allégations de comportements inappropriés » concernant Pincher. Excédés, les ministres de la Santé et des Finances ont claqué la porte du gouvernement mardi soir, et le « château de cartes » a commencé à s’effondrer : 24 heures plus tard, plus de quarante membres du gouvernement avaient présenté leur démission – une situation « sans précédent », observe The Guardian.

« Trop c’est trop », s’est justifié Sajid Javid, ex-ministre de la Santé, devant les parlementaires. « Trouver l’équilibre entre loyauté et intégrité est devenu impossible ces derniers mois, et je ne prendrai jamais le risque de perdre mon intégrité », a-t-il ajouté.

« Intenable »

Une délegation de ministres « de premier plan » s’est même rendue à Downing Street « pour exhorter Boris Johnson à accepter que les jeux étaient faits et à démissionner », raconte The Independent. Mais le Premier ministre leur a opposé une fin de non recevoir, assurant qu’il était « déterminé à rester à son poste ».

Mieux encore : « au lieu de démissionner, Johnson a répliqué en mettant à la porte le ministre chargé du rééquilibrage territorial, Michael Gove », un poids lourd du gouvernement et du parti conservateur, rapporte The Guardian. « Gove avait rencontré le Premier ministre un peu plus tôt et lui avait dit que sa position » à la tête du gouvernement « semblait intenable », ajoute le quotidien classé à gauche.

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VIDÉO - Royaume-Uni : Boris Johnson s'accroche à son poste malgré les appels de ses propres ministres à la démission

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