"Accouchement : la liberté acquise par les femmes se paye au prix fort"

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Jamais la parole des mères n’a été aussi libérée et relayée. Parler inlassablement de son accouchement. Revenir désespérément sur son post-partum. Parler, encore et toujours, pour déconstruire et enfin percer les "mystères" de l’accouchement. Mais l’envie de se raconter s’avère être une aventure insatiable. Les récits se multiplient au point de brouiller l’objectif escompté, estime Gaëlle Atlan-Akerman.

Texte de Gaëlle Atlan-Akerman, ex-journaliste pour les émissions "Zemmour et Naulleau" et "Un soir à la Tour Eiffel", ex-chroniqueuse sur France 5 et mère de quatre enfants.Les quadras et les trentenaires sont invités à s’affranchir de l’injonction à enfanter, et on ne peut que s’en féliciter. La mère ne fait plus la femme. La libération sexuelle et la légalisation de la contraception ont fait le plus gros. Restaient encore les verrous culturels à faire sauter. Pour cela, on n’a cessé de déconstruire l’image de la maman en répétant que : l’accouchement est difficile et aliénant, source de joie et détresse, mêlant fusion et rejet. Il tiraille le corps et l’âme, bouleverse les femmes et les couples. Et endeuille, parfois, aussi.Se libérerDepuis près de vingt ans, une émission quotidienne dissèque la maternité, la parentalité tout en questionnant le couple. La Maison des Maternelles en a fait sa mission. "Sans filtre ni complexes", ce programme d’utilité publique aborde tous les sujets : épisiotomies, allaitement, violences obstétricales, libido, dépression du...

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