Accord UE-Chine : une bonne nouvelle pour les entreprises européennes ?

Par Emmanuel Berretta
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Vidéoconférence entre Xi Jinping, Charles Michel, Angela Merkel, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen.
Vidéoconférence entre Xi Jinping, Charles Michel, Angela Merkel, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen.

Angela Merkel ne voulait pas quitter la présidence de l'Union européenne sans conclure, in extremis, un accord politique engageant la Chine à mieux traiter les entreprises européennes sur son territoire. Frustrée de n'avoir pu réunir un grand raout de chefs d'État et de gouvernement à Leipzig en présence de Xi Jinping, en septembre, la chancelière arrache un texte qui, sur le papier, rééquilibre les rapports commerciaux entre l'UE et la Chine.

Ursula von der Leyen et Charles Michel, rejoints par Angela Merkel et Emmanuel Macron, ont donc eu cet échange final par vidéo avec le président chinois. Mais la partie n'est pas complètement jouée : les protagonistes se donnent deux ans après la signature pour achever la négociation sur la protection des investissements et le règlement des différends s'agissant des investissements dans le droit fil des travaux de la Cour multilatérale d'investissement de la CNUDCI (Commission des Nations unies pour le droit commercial international).

Méfiance

Tout le monde n'est pas ravi de cette marche forcée, fruit d'une négociation entamée en 2014. Et croire sur parole les engagements chinois serait d'une naïveté sans borne. Au Parlement européen, Manfred Weber (CSU), le chef des chrétiens-démocrates, s'il se félicite de cet accord qui ne laisse pas l'Europe sur le bord du chemin, rappelle qu'au nom du commerce européen, on ne peut pas fermer totalement les yeux sur les exactions du régime chinois. « C'est pourquoi la politique comm [...] Lire la suite