Accord de “soutien mutuel” entre France et Allemagne sur leur approvisionnement énergétique

JOHN MACDOUGALL / AFP

L’Allemagne et la France ont signé un accord de “soutien mutuel” entre les deux pays afin de “garantir leur approvisionnement énergétique”, ont annoncé vendredi 25 novembre le chancelier allemand, Olaf Scholz, et la Première ministre française, Élisabeth Borne, lors d’une conférence de presse à Berlin.

“Des amis se soutiennent dans l’adversité”, a dit Olaf Scholz aux journalistes. Élisabeth Borne a, elle aussi, souligné l’importance des relations franco-allemandes, relève Der Spiegel. “Plus que jamais, nous voulons que le tandem franco-allemand devienne le moteur de l’Europe”, a-t-elle déclaré.

“Il s’agit d’un texte important qui aura des effets concrets et protégera les citoyens des deux pays, a ajouté la cheffe du gouvernement. Nos deux pays ont besoin l’un de l’autre pour traverser la crise énergétique de l’hiver prochain.”

Annonce “symbolique”

Cependant, analyse Der Spiegel après cette annonce, “les observateurs voient [là] avant tout un acte symbolique, car l’Allemagne fournit de l’électricité à la France depuis longtemps, et la France fournit du gaz à l’Allemagne depuis octobre”.

“L’Europe semble se rapprocher de la rupture de sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou, les exportations russes de charbon, de pétrole et de gaz naturel ayant fortement diminué depuis l’invasion de l’Ukraine”, contextualise de son côté CNN, tout en notant que “les importations européennes d’un type clé de gaz naturel russe ont augmenté et restent essentielles pour répondre aux besoins énergétiques”.

“Raviver les relations” franco-allemandes

Le voyage d’Élisabeth Borne à Berlin vendredi était “considéré comme un effort pour raviver les relations” franco-allemandes, “tendues ces derniers mois en raison de positions divergentes sur des questions-clés, telles que l’énergie, la défense et les politiques industrielles”, observe la chaîne américaine.

“Pour mémoire, retrace Politico, le déplacement d’Élisabeth Borne, prévu fin septembre, avait été repoussé par le chancelier allemand, testé positif au Covid-19”. Et “fin octobre, Olaf Scholz a déjeuné avec Emmanuel Macron à Paris, dans l’espoir d’apaiser les tensions qui ont surgi depuis le début de la guerre en Ukraine, et qui ont conduit au report du sommet franco-allemand, prévu à la même période”.

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