Accord préliminaire entre l'Ukraine et le FMI sur une nouvelle aide

Le Fonds monétaire international a annoncé samedi qu'il était parvenu à un accord préliminaire avec l'Ukraine

Kiev (AFP) - Le Fonds monétaire international a annoncé samedi qu'il était parvenu à un accord préliminaire avec l'Ukraine qui pourrait permettre à ce pays en proie à un conflit dans sa partie orientale et à d'énormes difficultés économiques de recevoir une nouvelle aide au premier semestre.

Motif supplémentaire de satisfaction pour cette ex-république soviétique, le communiqué du FMI fait mention d'un prêt d'un milliard de dollars (0,9 milliard d'euros) et non des montants moins élevés évoqués les mois précédents.

Autre bonne nouvelle pour les autorités ukrainiennes, celles-ci ne seront finalement pas obligées d'augmenter l'âge de départ à la retraite, une mesure ô combien impopulaire, en échange d'une nouvelle tranche d'aide. Et ce contrairement à ce qu'exigeait au début le Fonds monétaire international, au grand dam des parlementaires ukrainiens qui y étaient fermement opposés.

Cet accord préliminaire porte sur "les politiques économiques et financières" suivies par Kiev, a expliqué dans un communiqué le chef de la mission du FMI sur l'Ukraine Ron van Rooden.

Aucun détail n'a en revanche été fourni sur les concessions que l'Ukraine pourrait avoir été amenée à faire au cours du dernier cycle de négociations avec le Fonds monétaire international.

Le FMI, qui a accordé en 2015 à l'Ukraine un plan d'aide de 17,5 milliards de dollars pour lui éviter la faillite, a demandé en contrepartie à Kiev de maîtriser l'évolution du déficit public et de réduire les multiples subventions héritées de la période soviétique qui pèsent sur ses finances publiques.

Sur cette somme promise, seuls 7,3 milliards de dollars ont jusqu'à présent été déboursés par le Fonds.

Le parlement ukrainien a voté en décembre un budget d'austérité pour 2017 qui maintient le déficit dans la limite de 3% du PIB imposée par le FMI pour poursuivre son aide financière.

Les dépenses militaires sont toutefois égales à 5% du PIB, un niveau élevé dû au conflit en cours depuis près de trois ans avec les séparatistes prorusses dans l'Est et qui a fait environ 10.000 morts.

Le salaire minimum doit en outre être doublé pour atteindre l'équivalent de 116 euros par mois, une mesure controversée car risquant de relancer l'inflation -près de 50% l'an dernier-, mais qui s'explique par le niveau de vie très bas.

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