Accord de paix en Éthiopie: les «promesses» doivent être tenues, affirme Abiy Ahmed

Themba Hadebe/AP Photo

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed s'est exprimé, mardi 15 novembre, devant les députés de la Chambre des représentants, pour la première fois depuis la signature de l'accord de Pretoria entre son gouvernement et les autorités tigréennes. Il a appelé à tenir les « promesses » faites par cet accord. Pour lui, la paix était indispensable pour ne pas mettre en péril le développement du pays.

C'est un exercice qu'Abiy Ahmed apprécie : improviser, devant les députés, des réponses sur la situation du pays. Mais ce mardi, cela survenait trois jours après la conclusion du deuxième round de pourparlers entre son gouvernement et les Tigréens. Ses réponses sur le sujet étaient donc très attendues.

Après de longues interventions sur l'inflation, la monnaie, les universités, la sécurité alimentaire, les importations et l'investissement, Abiy Ahmed a été plutôt disert sur la guerre. S'il a condamné comme « ennemi du peuple » la rébellion oromo qui continue ses opérations, pour lui, stopper les combats contre les Tigréens était nécessaire. « Une mauvaise paix comme une bonne guerre, ça n'existe pas, a-t-il clamé. Même quand on est victorieux, on tue des gens et on brûle de l'argent. »

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Le retour de l'aide humanitaire

Enfin il a assuré que l'aide humanitaire avait recommencé à arriver, et que les télécommunications et l'électricité étaient peu à peu rétablies.


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