Un accord sur le nucléaire est-il possible avant la présidentielle iranienne?

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"Le temps ne joue pour personne." Cette remarque de l'un des participants aux négociations de Vienne sur le nucléaire iranien pourrait paraître pessimiste, mais elle est lucide. Dans onze jours, les Iraniens se rendront aux urnes pour élire leur nouveau président et, compte tenu des candidats présélectionnés pour succéder au réformateur Hassan Rohani, tout laisse croire qu'un conservateur prendra alors les rênes du pays pour quatre ans.

Est-ce à dire que le gouvernement réformateur en fin de course peut encore parvenir à signer un accord qui mette un terme aux violations de l'Iran tout en permettant la levée des sanctions américaines que Donald Trump a prises lorsqu'il a déchiré le pacte en question il y a trois ans? Après cinq cycles de la négociation entamée en avril, le délégué de l'Union européenne impliqué dans les tractations, l'Espagnol Enrique Mora, semblait convaincu cette semaine que le résultat était à portée de main.

Le balistique en ligne de mire

Mais ses collègues français, allemand et britannique, beaucoup moins, agacés même par de telles certitudes. "Nous avons le sentiment d'avoir la clarté nécessaire pour prendre les ultimes arbitrages", confiait samedi une source proche des échanges, en ayant bien conscience qu'"une fenêtre d'opportunité risque de se refermer" avec l'échéance de la présidentielle. Les négociateurs connaissent malgré tout la réalité du pouvoir en Iran. Une fois le nouveau président élu à Téhéran, sa prise de fonction n'aura pas lieu avant le...


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