Accord LR/RN : « En colère », Bruno Retailleau accuse Ciotti de « prendre en otage toute une famille politique »

Déflagration au sein des Républicains. Quelques minutes avant la prise du président du parti, Éric Ciotti sur TF1, les sénateurs ne savaient pas si un accord de leur parti avec le Rassemblent national pour les législatives n’étaient que pure rumeur sans fondement. Dans l’incertitude les élus ont néanmoins voté à l’unanimité un communiqué rédigé par le président du groupe Bruno Retailleau rappelant « la ligne d’autonomie et d’indépendance » du parti ». « Il n’est pas question d’envisager une coalition avec Emmanuel Macron et il n’est pas question non plus d’envisager le moindre accord avec le RN », martèle le sénateur de Vendée.

«  Ce qui est terrible, c’est que je l’ai eu au téléphone à plusieurs reprises ce matin »

Bruno Retailleau devait néanmoins se douter de l’annonce d’Éric Ciotti au JT de 13 heures. « Ce qui est terrible, c’est que je l’ai eu au téléphone à plusieurs reprises ce matin et je l’ai même rencontré hier, il ne m’a rien dit (de ses intentions). Un parti politique, ce n’est pas seulement une personne. C’est une histoire, ce sont des militants, des adhérents, des élus […] On ne peut pas prendre en otage toute une famille politique ». Bruno Retailleau affirme que la ligne portée par Éric Ciotti est « personnelle ».

Le sénateur indique avoir appris « avec colère » l’existence de l’initiative d’Éric Ciotti par des « dépêches et des rumeurs ». « Ce n’est pas acceptable sur le plan politique mais sur le plan humain aussi. Parce que quand la politique fait fi de ces quelques valeurs humaines de droiture, de sincérité, de transparence au sein même de d’une famille politique. Ça veut dire quoi ? »

Et alors qu’Éric Ciotti a annoncé vouloir « une alliance avec le Rassemblement national et avec ses candidats », Bruno Retailleau assure, lui, que les Républicains investiront des candidats « qui porteront nos couleurs, nos valeurs et un projet pour la France ».

Bruno Retailleau s’exprimera à 15h30 lors d’une conférence de presse.