Accord avec LFI: LaREM accuse EELV et le PS de "renier" leurs convictions

Le parti d'Emmanuel Macron voit d'un mauvais œil les rapprochements à gauche en voie d'aboutir. Tandis que socialistes et insoumis discutent toujours, la majorité accuse PS et Verts de se soumettre.  - AFP/Twitter - Montage BFMTV
Le parti d'Emmanuel Macron voit d'un mauvais œil les rapprochements à gauche en voie d'aboutir. Tandis que socialistes et insoumis discutent toujours, la majorité accuse PS et Verts de se soumettre. - AFP/Twitter - Montage BFMTV

"Trahison", "abandon" des idées: des membres de la majorité LaREM ont critiqué ce lundi l'accord scellé entre la France insoumise et EELV, et les discussions qui se poursuivent avec le Parti socialiste. Ces unions en cours actent selon eux le reniement des convictions de ces deux partis.
"Incroyable tous ces gens prétendument pétris de principes, prêts à abandonner toute conviction (...) pour une poignée de circonscriptions. Et ils veulent gouverner notre pays ?", a lancé ce matin sur Twitter le député En marche Sacha Houlié.

"Idéologiquement aucune cohérence"

"Ce qui attend les partis, notamment le Parti socialiste, s'ils acceptaient cette alliance, c'est tout simplement une disparition de leurs idées, et aussi une disparition de leur parti politique", a prédit au micro de RFI Aurore Bergé, présidente déléguée du groupe LaREM à l'Assemblée nationale, alors que LFI discute toujours avec le PS et le PCF.

"Quand je vois ce qui est prétendument une union de la gauche, je vois aussi des grands élus, des présidents de régions, des maires, refuser cette soumission à LFI, d'abandonner leur histoire politique, leurs valeurs, pour essayer de sauver peut-être une poignée de sièges", a-t-elle ajouté, en référence aux tensions internes au PS.
Fabienne Keller, députée européenne Renew/LaREM et vice-présidente d'Agir, a estimé de son côté qu'"Europe Écologie-Les Verts n'a désormais d'Europe plus que le nom". "Pour quelques circonscriptions aux législatives, le parti renie son engagement européen historique et s'allie à un populiste europhobe", a-t-elle dénoncé sur Twitter. Sur Europe 1, Éric Woerth, ex-LR passé dans le camp Macron, a pointé du doigt sur "des accords de politicaillerie" et le fait qu'il n'y a "idéologiquement aucune cohérence" entre les partis de gauche souhaitant s'allier. Pour le PS, "c'est une trahison des idées" de ce parti: "Vous ne pouvez pas être socialiste et anti-européen", a-t-il ajouté, et "si vous voulez régenter l'Europe tout seul, vous irez la régenter ailleurs, mais pas en Europe, car ça ne marche pas comme ça".

À droite, le député LR Julien Aubert a raillé sur le réseau social à l'oiseau bleu un "accord "NUPES" au nom "beau comme un traité de désarmement nucléaire pendant la Guerre froide", "pastèque, rouge à l’extérieur et verte à l’intérieur".

L'extrême droite veut suivre l'exemple

À l'extrême droite, au contraire, le rapprochement donne des idées, tandis qu'une union se cogne au refus du Rassemblement national de s'allier.

Nicolas Bay, vice-président de Reconquête!, a reconnu que cette alliance à gauche soulignait "la nécessité d'un rassemblement aussi des forces de la droite et des forces patriotiques" en vue des législatives.

"La gauche sait faire taire ses petites différences par souci d'efficacité électorale (...) On doit être aussi capables de faire taire les différences" entre Reconquête! et le Rassemblement national, a-t-il exhorté en réitérant l'appel du parti d'Eric Zemmour à une alliance avec le RN, qui continue de la refuser.

Article original publié sur BFMTV.com

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