Un accord fragile pour la “cessation des hostilités” dans l’est de la RD Congo

PHOTO GUERCHOM NDEBO/AFP

À Luanda, en Angola, un accord de cessez-le-feu a été conclu mercredi 23 novembre entre les parties afin de pacifier l’est de la RDC, en proie aux troubles générés par les groupes armés, notamment ceux du Mouvement du 23 mars (M23). Cette ancienne rébellion tutsi avait repris les armes fin 2021. La RDC accuse le Rwanda de la soutenir, ce que Kigali conteste.

Ce minisommet, organisé sous l’égide du président angolais, João Lourenço, réunissait notamment le président congolais, Félix Tshisekedi, et le ministre des Affaires étrangères rwandais, Vincent Biruta. Étaient également présents le président du Burundi et l’ancien chef d’État kényan Uhuru Kenyatta, nommé facilitateur du processus de pacification pour la Communauté d’Afrique de l’Est (CEA), précise La Libre Belgique Afrique.

Il a été prévu d’“établir un calendrier” afin d’aboutir à “la cessation des hostilités et du retrait immédiat du M23 des localités congolaises occupées”.

Également décidé, un appel à la “cessation des hostilités en général, et en particulier des attaques du M23 contre les FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo] et la Monusco [Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC] dès ce vendredi 25 novembre à 18 heures”.

D’autres points ont été décidés, dont le retrait du M23 des zones occupées en RDC. Le texte prévoit la mise en place d’une zone tampon avec le soutien de la force d’interposition onusienne de la Monusco et des forces régionales.

Comme l’indique La Libre Belgique, le texte prévoit que “si le M23 refuse de se désengager et de libérer les territoires qu’il occupe actuellement, les chefs d’État de la CEA instruiront la force régionale à faire usage de la force pour les pousser à se soumettre”.

Le minisommet de Luanda évoque enfin “la fin des soutiens politico-militaires au M23 et à tous les groupes armés locaux ou étrangers qui opèrent dans l’est de la RDC” et la nécessité pour toutes les parties, y compris la RDC et le M23, de discuter ensemble.

La presse congolaise note l’absence du président rwandais, Paul Kagame, “pourtant annoncé”, précise Politico CD. Ce dernier s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères. Une absence qui interroge la presse africaine, à l’instar du burkinabè Aujourd’hui au Faso, qui note qu’il peut être “difficile dans ce cas de faire la paix sans la présence des deux principaux protagonistes”. Félix Tshisekedi et Paul Kagame ne se sont pas parlé depuis juillet et un précédent accord de cessez-le-feu signé à Luanda et immédiatement violé.

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