"Accord d’Al-Ula : simple mirage de sortie de crise durable dans le Golfe ?"

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Le Sommet d'Al-Ula a débouché sur une reprise complète des relations diplomatiques entre l'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats, le Bahreïn et le Qatar. Sébastien Boussois, chercheur spécialiste du Moyen-Orient, estime que ce ne sera pas suffisant pour assurer la stabilité dans la région.

L’accord de " stabilité et de solidarité " qui a été signé lors de l’ouverture du 41e sommet du Conseil de Coopération des Pays du Golfe (CCG) entre le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman et le Koweït, sonne la fin de partie pour deux capitales arabes, velléitaires et en quête de leadership, qui sont tout de même parvenues à imposer un blocus unilatéral à l’un de leurs membres en toute illégalité pendant plus de trois ans et demi. C’est une victoire claire pour le Qatar, qui déjà a survécu, qui n’a cédé sur rien depuis 2017, s’est redéployé économiquement et politiquement très rapidement, prouvant sa capacité de résilience. En échange de l’abandon des 13 exigences préalables imposées en 2017 par le Quartet, Doha a accepté pour la signature du traité d’abandonner ses poursuites en matière de violation des droits humains des Saoudiens et des Émiratis, tout comme celle des crimes de guerres commis sur plusieurs terrains de guerre régionaux devant des juridictions étrangères. Réconciliation de façadeJamais Mohamed Ben Salmane ni Mohamed Ben Zayed ne sont parvenus à faire plier l’émir Tamim Al Thani : pire, leurs méthodes transactionnelles et bilatérales,...

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