Accord sur les céréales: le retrait russe risque de peser sur la crise alimentaire

Danil SEMYONOV / AFP

Le retrait russe de l'accord dit de la mer Noire, qui avait permis de relancer les exportations de céréales ukrainiennes et de relâcher les tensions sur les marchés, pourrait peser sur la crise alimentaire dans le monde, notamment dans les pays à faible revenu.

Malgré les accusations de Moscou qui affirme que cet accord est une « tromperie » qui ne bénéficie pas réellement aux pays en besoin, le retrait russe risque de raviver les craintes de situations de famines dans certains pays, notamment sur le continent africain.

Près d'un tiers des céréales ukrainiennes ont été exportées vers des pays à faible revenu. Vers l'Égypte d'abord, puis l'Iran, l'Inde et l'Afrique de l'Est (Kenya, Somalie et Soudan). Quelque 26% partent à destination des pays à revenus intermédiaires : Turquie et Chine en tête. Les 47% restant vont aux pays à revenus élevés : Union européenne, mais également vers d'autres régions du monde : la Corée du Sud ou encore Israël. Une répartition détaillée mi-septembre par le Centre de coordination conjointe (JCC), chargé de superviser l'accord de la mer Noire.

L'accord de la mer Noire, inauguré le 27 juillet à Istanbul, avait permis, malgré le conflit ukrainien, la reprise des exportations de céréales et engrais ukrainien vers les marchés internationaux. Grâce à ce mécanisme en vigueur depuis le 1er août, plus de 9 millions de tonnes de céréales et autres produits agricoles ont ainsi pu être exportés d'Ukraine.


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