Accompagnement des familles de soldats tués en opération : quand "la grande muette" doit trouver les mots

franceinfo
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Cette semaine a été marquée par plusieurs cérémonies d'hommage aux cinq soldats français tués au Mali, dans deux attaques distinctes, le 28 décembre et le 2 janvier. Des soldats dont les familles sont accompagnées par l'armée. Cette prise en charge des proches des militaires tués au combat débute dès l'annonce du décès, avec un protocole. Le chef du régiment, ou un délégué militaire si la famille habite plus loin, se présente en grande tenue au domicile. Il est accompagné d'une assistante sociale, parfois du maire, souvent de camarades du régiment. Samedi dernier, le colonel de Saint-Victor, le chef du 2e Régiment de Hussards apprend, par un coup de fil de Barkhane, qu'il a perdu deux de ses soldats, Yvonne Huynh et Loïc Risser. Il digère ce qu'il appelle "un coup à l'estomac", puis il se rend chez la compagne de Loïc Risser. "On se met dans sa plus belle tenue. C'est la manière aussi de présenter l'Etat, la nation. C'est malheureusement assez mécanique au début avant de rentrer dans d'autres discours, simplement de dire 'voilà, au nom de la nation française je vous présente toutes nos condoléances', explique le colonel. Et c'est là qu'on essaye de trouver tout de suite peut-être un petit mot, parfois le silence, apprendre à écouter le silence, ou tout simplement poser sa main sur l'épaule", (...)

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