Accidents de chasse : le traumatisme d'un couple qui a frôlé la mort

Elodie Frixon et son compagnon Tanguy Le Duigou, installés à Saint-Georges-sur-Lire, près d’Angers dans le Maine-et-Loire, sont des miraculés. Ils racontent leur expérience aux journalistes de France 2. "Je me réveillais, je vais vers la fenêtre de la cuisine, ce que j’ai l’habitude de faire le matin pour voir si j’ai la chance de voir des animaux sauvages", débute Tanguy Le Duigou. Sous ses fenêtres, il découvre en direct une battue au sanglier. "J’ai décidé de m’éloigner de la fenêtre, et à ce moment-là dans mon dos, un bruit sourd, il m’a vraiment fallu quelques secondes pour réaliser ce qui s’était passé, poursuit l’homme. La balle du chasseur qui avait traversé toute notre maison." Drame mortel dans le Lot "Puis elle a continué sa trajectoire à nouveau, pour transpercer une porte de chambre de trois centimètres d’épaisseur, pour enfin finir sa course sur le mur tout à l’autre bout de la maison, là où ma compagne se levait à ce moment-là", poursuit Tanguy Le Duigou. Elodie Frixon, sa compagne, assure vivre "encore aujourd’hui" cette expérience "comme un traumatisme". L’auteur du tir, un octogénaire, a été condamné en novembre 2020 à 2 000 euros d’amende. Dans le Lot, un autre tir de chasseur a conduit au drame. Morgan Keane, qui aurait dû fêter ses 26 ans il y a quelques jours, est mort le 2 décembre dernier alors qu’il coupait du bois devant chez lui, sur sa propriété. Un chasseur dit avoir vu une masse sombre et l’avoir prise pour un sanglier. Le tireur de 33 ans est poursuivi pour homicide involontaire. Sur Internet, le collectif "Un jour, un chasseur", créé suite au drame, a déjà reçu des centaines de témoignages de victimes de balles perdues ou d’intimidation.